BETTES A CARDE, Blettes – Tian Cai ou Beta vulgaris Var. cicla



BETTES A CARDE
Blette – Tian Cai

Beta vulgaris Var. cicla
 
 
En préambule, je précise que les éléments qui vont suivre sont des conseils  généraux d’hygiène de vie destinés aux personnes en bonne santé qui souhaitent avoir une action d’entretien et de prévention. Ces conseils ne peuvent être suffisants pour toute personne souffrant de pathologies.
 
Un peu d’histoire, elle appartient à la même famille que la betterave rouge et celle sucrière. Il s’agit de la bette à cardes (nervures) blanches ou rouges. On confond souvent bette et cardon, ce dernier n’appartient pas à la même famille mais à celle des artichauts. Elle possède de nombreux synonymes : blettes, bettes, poirées, cardes, jouttes… elle a pour origine la bette maritime qui pousse spontanément en bord de mer dans les régions méditerranéennes et fut cultivée et consommée depuis très très longtemps. Il semble que les Celtes l’avaient domestiquée 2 000 ans avant J.C. On la retrouve chez les Grecs, les Romains, au Moyen Age, ingrédient principal avec le poireau de leur soupe. Puis l’agriculture moderne survenant, sa production a considérablement chuté et elle se trouve rarement sur nos étals….    
 
 En Médecine Chinoise
 
 
Sa saveur est douce. Sa nature est fraîche. Les méridiens-organes destinataires sont Poumons, Gros Intestins, Rate et Estomac. 
 
Son action principale est d’éliminer la toxicité, de favoriser les éruptions (rougeole), de clarifier les intestins et la chaleur. C’est la bette à carde rouge, qui, sur le plan médicinal, est la plus efficace. Elle peut être active aussi bien en cas de diarrhée que de constipation. Les nutritionnistes chinois conseillent la bette en cas d’anémie ferriprive, c’est-à-dire par carence de fer.  
 
 
                                  Et en Occident ?
 
 
Les Bettes sont hypocaloriques, peu de glucides, de protides ou de lipides. Leur teneur en vitamines et minéraux est intéressante et c’est principalement dans les feuilles qu’ils se situent. Manger les feuilles sera très bénéfique et elles se cuisinent comme les épinards. Elles contiennent du potassium, magnésium, calcium, phosphore, fer, cuivre, c’est un des légumes ayant la plus haute densité nutritionnelle !
 
L’inconvénient majeur est l’acide oxalique qui tend à s’opposer à l’assimilation du calcium et du magnésium mais, par chance, cela s’élimine en partie grâce à la cuisson. Une partie de ses fibres est insoluble donc aide le transit intestinal, prudence avec les personnes souffrant de colite et de calculs rénaux type oxalique. 
 
Elle est donc laxative, diurétique et émolliente.  
 
 
Comment la consommer ?  

 
 
Cuite, bouillie, à la vapeur, sautée, en soupe…
 
Il existe plusieurs manières de la conserver. Crues et récemment cueillies, les bettes entières se conservent telles qu’elles, enveloppées dans un torchon bien resserré. Vous pouvez mouiller l’extrémité du torchon contenant la base des côtes. Ainsi enveloppées elles se conserveront pendant quelques jours dans le frigo mais les feuilles perdront rapidement leurs côtés luisant et croquant !
 
Par contre, il est déconseillé de les manger crues… goût terreux et la présence d’acide oxalique qui entrave l’assimilation de certains minéraux. Il vaut mieux éviter la cuisson à l’eau qui détruira trop les nutriments, lavez les à grande eau sans les laisser tremper car une bonne partie des nutriments sont hydrosolubles… 
 
Les feuilles se cuisent comme des épinards, sautées à feu vif sur un temps court avec les cardes en gratin, les tiges peuvent se préparer comme les côtes de céleri branche ou encore les tiges de fenouil. Vous pouvez les faire suer avec un oignon ou de l’ail (c’est à dire les faire cuire jusqu’à ce qu’ils rendent leur eau) avant de les intégrer dans votre recette préférée ou tout simplement en les accompagnants de beurre, de parmesan, d’huile d’olive, avec du sel et du poivre… Bon appétit !
 
 
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